Ils sont quelques centaines, chaque année, à se retrouver défigurés à la suite d'un accident. Des hommes qui doivent accomplir un véritable chemin de croix pour retrouver figure humaine et le goût de vivre, malgré les nombreuses opérations, les années passées à souffrir de leur aspect extérieur et des nombreux handicaps fonctionnels qu'engendre la mutilation du visage. Une renaissance qu'ils accomplissent avec leur famille, leurs chirurgiens qui, peu à peu, leur redonnent une identité, mais aussi grâce à l'action aussi discrète que puissante de l'association "Gueules cassées", qui finance aujourd'hui de nombreuses initiatives en matière de chirurgie maxillo-faciale. Une véritable confrérie des "amochés", réunissant plusieurs milliers d'hommes et de femmes. Une confrérie née au lendemain de la première guerre mondiale, pendant laquelle des dizaines de milliers de poilus furent défigurés et servirent de cobayes pour permettre l'essor de la chirurgie reconstructrice.